doc. 65

TERROIR DE JARDIN Ce jardin est situé dans le village de Chrarba, il est mis en enclos par des fils de fer barbelés, cultivé en fèves ; sur les bordures du ravin, à droite, l'homme a construit quelques petites banquettes en pierres sèches pour conserver le sol ; mais le glissement a frappé le centre du jardin. On voit le bourrelet argileux qui a dépassé l'enclos à gauche. 13/05/85 TERROIR DE JARDIN DE LA BASSE MONTAGNE

A l'est du village Rommane, les terres collectives sont épierrées afin de créer de nouveaux jardins, conséquence de son important accroissement démographique.

Leurs sols sont d'apport colluvial épais de 10 à 20 cm, argilo-limoneux ou argilo-sableux, surmontant un manteau gréseux qui repose sur un substratum de flysch.

Certains de ces jardins bénéficient de quelques sourcins de contact de grès avec les flyschs, surtout dans les villages de Rommane, Kalaya et Chrarba, Ces sourcins sont utilisés pour l'irrigation de quelques cultures maraîchères.

Le comportement hydrologique de ces terroirs se caractérise par une longue phase de rétention. Le rôle des sourcins est limité à une faible participation à l'alimentation des rus par un débit faible lors de l'hiver hydrologique et une partie du printemps. La densité de drainage est faible comme il s'est avéré au cours de l'étude du réseau hydrographique.

A part ces terroirs de versants, soit de collines ou de la basse montagne, où les processus de migrations de débris l'emportent sur ceux de dépôts, le ruissellement superficiel direct sur l'emmagasinement. Les terrois de vallons et de la vallée qui en dépendent, connaissent une structure hydrologique complexe et particulière qui détermine leurs réponses et leurs comportements face à l'élément moteur : les aléas météorologiques.

2) Les terroirs de vallons

Dans ces vallons, on peut déceler l'existence de deux types de terroirs en fonction de la taille, la forme et le déroulement des processus hydrologiques.

A) Terroirs de vallons non drainés :

Situés à l'aval des terroirs de collines, les terroirs de vallons non drainés bénéficient d'un fond en berceau qui est colmaté par les colluvions, essentiellement argileux avec des éclats de calcaire ; parfois, l'existence d'un ravin à son amont l'alimente après chaque violente averse d'une abondante charge constituée de petites lamelles d'argilite qui colmate une partie du fond en bénéficiant de la faiblesse de la pente (voir doct n°67-68 ).

Bien que le lit du cours d'eau ne soit pas incisé, le fond est parsemé de creux correspondant à des ruptures de pente qui constituent une sorte de ressauts pour le ruisselle ment qui continue de les creuser verticalement. Ces creux ne sont en réalité que des marmites."

A part les colluvions, le fond est tapissé d'un couvert végétal herbacé, recherché par les paysans, pour sa valeur pastorale, où ils attachent quelques-unes de leurs bêtes. Le fait le plus important dans la structure hydrologique de ces terroirs est le manteau colluvial épais parfois sur plus d'un mètre qui renferme une nappe tarissable en été hydrologique. Les débits de ces nappes sont faibles ; on a mesuré celui de deux d'entre elles. La première fournissait 0,51 /s (le 1/4/86 - voir doc ñ° 69

Débits peu importants qui rejoignent la nappe alluviale de la vallée par sous-écoulement, à travers les colluvions de fonds de vallons ; et dans ces terroirs, il est possible d'observer quelques puits peu profonds de 3 à 4 mètres qui débordent lors de l'hiver hydrologique, mais qui tarissent en été. Ces puits sont alimentés par la nappe colluviale et par l'eau de réssuyage des sols des versants, avec une contribution très faible du substratum argileux où l'eau peut s'infiltrer à travers sa structure feuilletée avant de devenir très compact en profondeur.

L'originalité de ces terroirs réside dans leurs nappes colluviales qui emmagasinent l'eau de réssuyage des sols d'amonts vallons comme d'amonts versants.

Marmite

La limite du parcelle

doc. 67

Le chenal

Limite du parcelle Chenal

Chenal

doc. 68

Le chenal

Vallon en berceau non drainé

(1ère photo)

L'amont du vallon est occupé par un ravin, lors des phases de crues, sa charge constituée de petites lamelles argileuses se déposent en colmatant le fond du vallon. L'écoulement continue en nappes, en phase Q, la marmite est occupée par l'eau.

(2ème photo)

Après quelques dizaines de mètres vers l'aval du même vallon, l'écoulement engendre des marmites à chaque rupture de pentes ; le fond est occupé par une végétation hygrophile.